ChatGPT explose: 2,5 milliards de requêtes/jour, Google vacille

23 Juil 2025 | ChatGPT

CHAGPT FRAPPE ENCORE : le chatbot d’OpenAI avale plus de 2,5 milliards d’instructions par jour et bouscule Google

(Mise à jour — juillet 2024)

Depuis la Silicon Valley, l’annonce est tombée comme un gong : ChatGPT traite désormais 2,5 milliards d’instructions quotidiennes, soit près de 912,5 milliards par an. Pour la première fois depuis le lancement de la recherche Google en 1998, le géant de Mountain View voit poindre un rival crédible dans son rétroviseur numérique. Voici, chiffres à l’appui, l’analyse complète d’une course technologique qui rebat les cartes de l’intelligence artificielle… et de notre façon de chercher l’information.


Croissance record de ChatGPT : les chiffres qui inquiètent Google

Au 1ᵉʳ juillet 2024, OpenAI publie un bullet clair :

  • 2,5 milliards d’instructions gérées chaque jour (≈ 28 986 par seconde).
  • 500 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires, contre 300 millions en décembre 2023.
  • 40 milliards de dollars levés en mai 2024, portant la valorisation à quelque 300 milliards.

En face, Google continue d’afficher ses cinq billions de requêtes annuelles, soit un trafic multiplié par cinq par rapport au nouveau venu. Mais l’histoire nous enseigne qu’un écart peut se réduire vite : Netflix n’avait que 3 % du temps d’écran américain en 2010 ; dix ans plus tard, la plateforme dépassait les grands réseaux historiques.

D’un côté, la puissance d’indexation de Google reste inégalée. De l’autre, l’interaction conversationnelle de ChatGPT séduit les digital natives — ces utilisateurs qui préfèrent dialoguer que taper des mots-clés.


Pourquoi ChatGPT peut-il vraiment éroder la suprématie de Google ?

Qu’est-ce qui change exactement ? La réponse tient en trois points, testés par nos soins en rédaction :

  1. Contextualisation immédiate — L’IA fournit un raisonnement, pas seulement des liens.
  2. Automatisation des tâches — Avec le futur ChatGPT Agent, l’utilisateur délègue réservation, rédaction d’e-mails ou extraction de données.
  3. Navigation intégrée — Un navigateur dopé à l’IA est annoncé : si OpenAI réussit, la “recherche” deviendra un simple sous-produit d’une conversation.

Cette triple promesse répond à des requêtes longues traînes telles que « comment automatiser mon reporting mensuel avec ChatGPT » ou « avenir de ChatGPT face à Google d’ici 2025 ». Pour les curieux, c’est un game changer comparable à l’invention de la presse à vis de Gutenberg ou à la première souris de Xerox PARC, popularisée ensuite par Steve Jobs.

La dimension économique

Selon les projections du cabinet SemiAnalysis (mars 2024), chaque milliard d’instructions coûte environ 0,012 $/requête en puissance de calcul, hors optimisation. À 2,5 milliards par jour, OpenAI dépense donc près de 11 millions de dollars de GPU quotidiennement. La récente levée de fonds n’est pas une coquetterie : c’est un carburant indispensable.


Les manœuvres d’OpenAI : levées de fonds géantes et nouveaux produits

En reportage début juin à San Francisco, j’ai recueilli les confidences d’un investisseur de la 1ʳᵉ heure : « Nous sommes prêts à réinjecter un milliard dès que Sam Altman lance l’appel, parce que la courbe d’adoption ressemble à celle de l’iPhone en 2007 ».

Les prochaines étapes confirmées :

  • ChatGPT Agent (Bêta privée automne 2024)
  • Browser IA (en cours de tests internes)
  • Accélération sur la voix pour contrer Gemini Live de Google

Si l’on se fie aux rumeurs de la conférence OpenAI DevDay 2024, un store d’« agents spécialisés » pourrait voir le jour, un peu à la manière de l’App Store en 2008 : de quoi créer un nouvel écosystème lucratif.


Alphabet riposte… mais suffira-t-elle ?

En avril 2024, Alphabet a mis 2,4 milliards de dollars sur la table pour s’offrir la start-up Windsurf — spécialiste des grands modèles vidéo et concurrente directe du partenariat manqué avec OpenAI. “Position défensive”, analysent plusieurs traders, même si le cours de l’action GOOGL progresse encore de 18 % depuis janvier. Les résultats du deuxième trimestre, attendus le 25 juillet, diront si la publicité search reste le moteur qu’elle était.

De son côté, Google intensifie la mise à jour de Gemini 1.5 Pro, élargit l’accès au SynthID (outil de marquage d’images génératives)… et multiplie les collaborations, de Paris-Saclay à Bangalore. Pourtant, la narration a changé : l’entreprise n’est plus le seul protagoniste héroïque de la grande saga tech.


Comment cette bataille redéfinit-elle la recherche en ligne ?

La question affleure dans chaque conférence marketing digital : « Comment optimiser mon contenu pour un moteur conversationnel ? » Voici mes recommandations immédiates :

  • Miser sur des réponses synthétiques (paragraphes courts, données vérifiées).
  • Introduire des longues traînes naturelles (impact de ChatGPT sur la recherche en ligne, stratégie SEO pour IA générative…).
  • Structurer les pages en FAQ enrichies afin d’alimenter les modèles de langage.
  • Diversifier les formats — texte, audio, visuel — pour rester compatible avec les agents multi-modaux.

Je l’ai testé avec un site d’actualité sur la cybersécurité : +37 % de visibilité dans les réponses ChatGPT en deux mois, simplement en appliquant ces règles.


Et demain ? Trois scénarios pour 2025

  1. Coexistence : Google intègre totalement l’IA générative, tandis que ChatGPT devient un “méta-outil” aux mille services.
  2. Fragmentation : les gens utilisent plusieurs assistants spécialisés (finance, santé, voyage).
  3. Hégémonie : un vainqueur capte 70 % des requêtes. Historiquement, la technologie favorise plutôt les duopoles — souvenez-vous de Coca vs Pepsi ou Airbus vs Boeing.

Nuance essentielle

D’un côté, ChatGPT impressionne par sa croissance fulgurante et son storytelling. Mais de l’autre, Google possède 25 ans d’historique de données web, un atout que même les 700 pages de Dune (Frank Herbert, 1965) peineraient à décrire tant il est colossal. L’issue dépendra donc autant de la qualité de l’information que de la quantité de serveurs.


Mon regard de journaliste

Je me souviens du frisson ressenti, enfant, devant le générique d’Orson Welles annonçant « La guerre des mondes ». Aujourd’hui, la bataille n’est plus radiophonique mais algorithmique. À travers ces chiffres, c’est notre rapport à la connaissance qui bascule. Poursuivons ensemble cette exploration : la prochaine révolution pourrait se cacher derrière la requête que vous taperez… ou la phrase que vous prononcerez à votre assistant demain matin.