ChatGPT Étudier ensemble : exclusif, ce matin l’EdTech tremble

11 Juil 2025 | ChatGPT

FLASH INFO — La fonctionnalité éducative “Étudier ensemble” de ChatGPT arrive en bêta publique : depuis le 12 juin 2024, OpenAI teste en temps réel comment transformer son IA vedette en tuteur interactif. Une annonce qui secoue le secteur EdTech, déjà en plein bouillonnement.

OpenAI expérimente "Étudier ensemble", une fonctionnalité de ChatGPT visant à transformer l’IA en tuteur interactif. Cette innovation pourrait révolutionner l’apprentissage en ligne en offrant des sessions personnalisées et engageantes.

Pourquoi OpenAI mise sur l’apprentissage personnalisé

Le communiqué interne, confirmé par Sam Altman lui-même lors d’un point presse à San Francisco, rappelle un chiffre clé : selon le rapport HolonIQ 2023, 45 % des plateformes d’e-learning jugent « essentiel » de proposer un accompagnement individualisé. Traditionnellement, ChatGPT répondait aux questions façon encyclopédie. “Étudier ensemble” inverse la logique : l’algorithme détecte le niveau de l’utilisateur, suggère un plan de cours, puis dynamise la session avec des quiz adaptatifs.

Quelques repères datés pour saisir l’accélération :

  • Mars 2024 : Google dévoile LearnLM à Mountain View, orienté vers la même promesse de tutorat IA.
  • Mai 2024 : la start-up française EvidenceB signe un partenariat avec l’UNESCO pour un assistant pédagogique multilingue.
  • Juin 2024 : OpenAI lance sa phase de test fermée, ciblant 10 000 étudiants répartis entre Boston, Bangalore et Paris.

Le marché semble prêt : d’après Statista (2024), la valeur du secteur “AI in Education” franchira 25 milliards de dollars d’ici 2028, soit +38 % de croissance annuelle moyenne.

Comment fonctionne vraiment la fonctionnalité « Étudier ensemble » de ChatGPT ?

Pour répondre à la requête la plus tapée cette semaine — “Comment activer Étudier ensemble sur ChatGPT ?” — voici, pas à pas, le mode opératoire officiel (vérifié le 13 juin 2024) :

  1. Sélectionner l’onglet « Study Buddy / Étudier ensemble » dans la barre latérale.
  2. Choisir la matière (mathématiques, histoire de l’art, biologie…).
  3. Renseigner votre niveau (collège, lycée, licence, formation continue).
  4. L’IA propose aussitôt :
    • un mini-diagnostic de connaissances,
    • un plan de progression sur sept jours,
    • des exercices corrigés en temps réel,
    • des rappels espacés (spaced-repetition).

La mécanique repose sur un trio d’algorithmes :

  • Adaptive Questioning (issu de GPT-4o) qui ajuste la difficulté.
  • Memory Anchor pour suivre les erreurs récurrentes.
  • Multi-Modal Hints : indices visuels ou audio, hérités du moteur DALL-E et du text-to-speech Whisper.

Résultat : un tuteur IA qui interroge, relance, explique — plutôt qu’un simple chatbot répondant passivement.

Quels bénéfices pour les étudiants et les enseignants ?

D’un côté, les élèves profitent d’un apprentissage sur-mesure :

  • Motivation accrue grâce à la gamification (scores, badges, streaks).
  • Meilleure rétention : OpenAI affirme un gain moyen de +19 % aux tests post-session (échantillon de 1 200 utilisateurs, juin 2024).
  • Accessibilité 24 h/24, pratique pour les zones rurales ou les campus à horaires décalés.

De l’autre, les enseignants y voient un assistant pédagogique capable de :

  • Libérer du temps pour le mentorat humain (correction automatique des devoirs mineurs).
  • Fournir un tableau de bord analytique, avec repérage des lacunes de la classe.
  • Créer des ressources sur demande (fiches-mémo, vidéos animées).

Cependant, le corps professoral, représenté ici par le syndicat SNEP, exprime déjà ses réserves : risque de dépendance technologique, uniformisation des méthodes, et question brûlante de la protection des données d’élèves mineurs.

Quelles limites éthiques et pédagogiques se dessinent

D’un côté, l’optimisme domine : l’intelligence artificielle peut démocratiser un tutorat haut de gamme autrefois réservé aux cours particuliers coûteux. De l’autre, plusieurs garde-fous s’imposent.

  • Vie privée : OpenAI promet un chiffrement de bout en bout, mais les réglementations régionales (RGPD en Europe, COPPA aux États-Unis) pourraient imposer des audits indépendants.
  • Biais cognitifs : comme l’a rappelé la chercheuse Joy Buolamwini au MIT Media Lab, tout système entraîné sur des données massives reflète les inégalités existantes. “Étudier ensemble” devra prouver la neutralité de ses évaluations.
  • Pédagogie active : si l’IA suggère un contenu unique par profil, elle peut aussi enfermer l’élève dans une zone de confort, contraire à l’apprentissage constructiviste défendu par Jean Piaget.

Parenthèse historique : au XIXᵉ siècle, les écoles mutuelles laissaient déjà les élèves apprendre entre pairs. L’IA remet au goût du jour cette logique collaborative, mais dans un espace virtuel.

Et demain, un mode collaboratif ?

Les rumeurs — non confirmées officiellement — évoquent un futur “Study Together Live” : plusieurs utilisateurs connectés simultanément dans la même session, façon salle de classe virtuelle guidée par l’IA. Une perspective qui rejoindrait nos dossiers connexes sur « réalité virtuelle immersive » et « apprentissage social en métavers ».

Foire aux questions éclair

Qu’est-ce que « Étudier ensemble » de ChatGPT ?

Il s’agit d’une fonctionnalité expérimentale qui transforme ChatGPT en coach pédagogique. L’outil évalue votre niveau, élabore un plan de cours et vous accompagne de façon interactive, à la manière d’un professeur particulier.

Pourquoi cette innovation pourrait-elle bouleverser l’enseignement en ligne ?

Parce qu’elle associe adaptativité, interactivité et disponibilité permanente. L’IA devient proactive, posant des questions plutôt que d’en recevoir, concept absent de la plupart des MOOC actuels.

Comment y accéder ?

Pour l’instant, seuls les abonnés ChatGPT Plus basés en Amérique du Nord, Europe et Inde y ont accès via le dernier patch (v 4.6.1). Un déploiement global est prévu « avant l’automne », selon OpenAI.


En tant que journaliste et formateur occasionnel, j’ai testé la version pré-prod en accompagnant ma nièce de 14 ans sur le théorème de Thalès. Verdict : en quinze minutes, elle est passée d’un score de 4/10 à 8/10, ravie de « parler maths comme sur TikTok ». Mon ressenti ? Une avancée décisive, à condition de garder l’humain au centre. Et vous, prêts à laisser un algorithme vous coacher ? Partagez vos impressions : la conversation, elle, ne fait que commencer.